AVIS DE DÉCÈS : F. GÉRALD MORIN, fms 1923-2021

Le frère Provincial de la Province du Canada et la Communauté de la Maison provinciale ont le regret de vous informer du décès de Frère Gérald Morin (Frère Xavier-Bruno), décédé à Québec (Hôpital St-Augustin)

Doyen de la Province du Canada, le frère Gérald nous a quittés vendredi, le 15 janvier, à l’âge de 97 ans, à dix jours de son anniversaire de naissance, et dans sa 81e année de vie mariste. Il sera le premier des maristes canadiens emportés dans la tourmente de la pandémie de la COVID-19.

Gérald est né à Montréal. Après sa formation religieuse et une année d’École Normale, il entreprend sa carrière d’éducateur dans différents milieux de la Province; il complètera son Brevet Supérieur d’enseignement en 1949, avant de partir, en 1950, pour l’Afrique du Sud où, pendant un an, il perfectionnera son anglais avant de rejoindre les confrères canadiens à Kutama, en Rhodésie du Sud, devenue le Zimbabwe. On le retrouvera, dans toutes les missions dans ce pays, et à toutes les fonctions académiques et communautaires : Professeur, Principal d’école, Directeur du juvénat, secrétaire, Visiteur du District, économe. Et comme partout où il passait il y avait des travaux de construction en marche, il a contribué, par ses talents d’architecte et comme surveillant de chantier, à améliorer les milieux de vie et de travail des élèves et des frères. Une activité intense donc, mais non sans payer un lourd tribut à la malaria qui l’obligea, à plusieurs reprises, à venir se refaire une santé mise à mal par cette maladie endémique. Ces séjours imposés par la maladie n’ont pas été oisifs, bien au contraire : il eut tôt fait d’apporter ses talents et son expertise à la reliure. C’est d’ailleurs à Laval, dans ce service qu’il prit, en 2001, une retraite bien méritée après 50 ans de vie missionnaire.

Comme confrère et comme religieux, le frère Gérald était un homme plutôt discret, mais très communautaire et apprécié de tous. Il a voulu être un homme de service jusqu’au bout. Lors de la fermeture du Pavillon St-Joseph à Laval, il fut transféré, avec les autres confrères, à la résidence des Trois Violettes à Iberville, en 2013. En y arrivant, il fut l’un de ceux qui s’y est adapté le plus rapidement, se faisant le guide pour ceux qui venaient visiter, et ce avec toute la bonhomie que nous lui connaissions. Il souffrit cependant de l’inactivité imposée par la retraite, mais plus encore par la diminution de la vue et de l’ouïe qui l’isolait de plus en plus. Si son départ nous touche particulièrement, il peut enfin trouver le repos bien mérité après ces longues années d’engagement et de service.

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