AVIS DE DÉCÈS : F. FERNAND BENOÎT, fms 1927-2021

Le frère Provincial de la Province du Canada et la communauté de la Résidence du Mont Champagnat à Château-Richer ont le regret de vous informer du décès de Frère FERNAND BENOÎT (Frère Allyre-Benoît).

Il est décédé à Québec, jeudi le 28 janvier 2021 à l’âge de 94 ans et 28 jours, dans sa 74e année de vie religieuse.

Quiconque a côtoyé le frère Fernand Benoît garde l’image d’un homme de peu de mots, discret mais au sourire avenant : il ne faisait pas beaucoup de bruit, mais il était là, présence sécurisante au sein de la communauté. Malheureusement, il nous a quittés quelques jours après son 94e anniversaire de naissance, 6e victime mariste de la COVID-19 en 2 semaines à peine.

Américain de naissance, c’est à St-Jude qu’il passe son enfance et fait connaissance avec la communauté mariste dans laquelle il s’engage en 1947. Après ses étapes de formation, il entreprend, en 1948 sa carrière d’éducateur qui s’échelonnera sur 64 ans. Même si Fernand ne passa qu’un peu plus de 20 ans dans l’enseignement proprement dit, il aura contribué à l’éducation dans une foule de services auprès des jeunes : maître de salle, bibliothécaire, et combien d’autres : il convient d’en mettre deux en évidence ici. En 1975, il va rejoindre son frère Roger au Zimbabwe où il répondra, durant quelques années, à des besoins matériels dans différentes maisons de cette mission mariste canadienne.

En 1987, il se joint au personnel de l’École Secondaire Marcellin-Champagnat; après un stage à la bibliothèque, on lui confie la responsabilité du contrôle des absences durant près de 10 ans. Pour Fernand, cette responsabilité n’était pas une simple compilation de statistiques : circulant au milieu des jeunes, il en fait un véritable apostolat de présence auprès des étudiant(e)s, en soulignant même leurs anniversaires, créant ainsi un sentiment d’appartenance à leur milieu éducatif.

Frère Fernand fut un homme consciencieux dans tout ce qu’il faisait : rangé, méthodique, fidèle dans tous ses engagements, il a su se donner une discipline de vie. Mais ceci ne l’empêchait pas d’être ouvert et attentif à l’autre. Même s’il parlait peu, son sourire et son regard caractéristiques étaient là pour partager la flamme qui l’habitait : il fut un confrère précieux dans tous les milieux où il lui a été donné de servir. Aussi laisse-t-il sa marque chez tous ceux qui ont eu la chance de partager sa vie. Qu’il repose en paix.

Étant donné la situation sanitaire actuelle, les funérailles seront célébrées à une date ultérieure lorsque les conditions seront plus favorables.

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