Guignolée : une expérience de bénévolat local

Durant la matinée du dimanche 1er décembre dernier, des voitures circulaient tranquillement dans les rues d’Iberville, à Saint-Jean-sur-Richelieu. Des volontaires en descendaient pour saluer les johannais à leur porte, pour récolter des dons destinés aux paniers de Noël que le centre d’action bénévole de la région élabore annuellement. Depuis déjà quelques années, des élèves de l’ESMC participent à ce grand remue-ménage. À l’intérieur du centre, ils participent, avec plusieurs d’autres bénévoles, à la frénésie : accompagnés d’une musique de fond presque inaudible derrière le brouhaha, ils s’affèrent à trier les nombreux types de denrées, conserves, jeux, produits d’hygiènes que les gens ont généreusement données. C’est ce que ces élèves ont fait encore une fois cette année, et des membres de la CAP les ont rejoints en après-midi après une tournée de porte-à-porte, comme ce fut le cas pour l’an dernier. Au moins, cette fois-ci, le soleil et le temps froid ne se sont pas accompagnés de pluie ! La tournée a bien été, elle a été une opportunité de se souhaiter un bon temps des fêtes entre membres d’une même communauté, peu importe les dons effectués. Les élèves de cette année ont reçu de beaux commentaires : ils ont été autonomes et très efficaces dans leur participation au triage rapide. La guignolée s’est même terminée une heure plus tôt que l’an dernier, environ.

Ce genre d’événement de bénévolat communautaire représente une belle opportunité pour mettre en action les inspirations maristes au vivre ensemble et à une plus grande justice sociale : c’est aussi l’envie des jeunes adultes maristes de se regrouper afin de participer plus souvent à ce genre d’initiatives.

À une époque où l’aide humanitaire et les grands déploiements sont en vogue (bien qu’ils soient pour la plupart vecteurs de grandes améliorations de conditions de vie à l’étranger), le bénévolat local continue de rapprocher les notions de don de soi et de service des individus. Les besoins du monde sont nombreux, et parfois ceux de nos voisins sont invisibles derrière des maisons fermées et des rideaux tirés. Mettre la main à la pâte rapproche tous les membres de la communauté ; récipiendaires, bénévoles, organisateurs. Il nous permet de créer un véritable réseau social et de tisser la vie, tel que le propose ce thème utilisé par les maristes lors de la Rencontre Internationale des Jeunes Maristes de janvier dernier.

À quand le prochain projet ?